A propos

Celles et ceux qui partagent mon quotidien sont habitués à me voir naviguer entre plusieurs vies. Les nombreuses expériences que je m’apprête à vous décrire ont alimenté cette curiosité immodérée qui m’amène aujourd’hui à me considérer toujours en exploration, à la confluence entre un plasticien et un chercheur.

Je partage donc mon temps entre la pratique artistique (photographie, cinématographie et étalonnage cinématographique), la recherche (esthétique de l’image, communication et didactique) et l’enseignement (documentation, communication et cinématographie). La question de l’image et son rôle dans la construction de nos cultures est prépondérante dans mon parcours. Je nourris l’exigence de la dévisager tant sur mes productions que sur celles des autres et de transmettre tout le savoir que l’on m’a généreusement confié jusqu’ici.

PARCOURS AUDIOVISUEL

Après avoir obtenu mon BTS Audiovisuel option Montage et Post-production à Bordeaux, j’ai poursuivi mes études de cinéma et de narratologie plastique à Paris au sein de La Sorbonne Nouvelle. Je suis donc issu d’une double formation technique et artistique. Mes premières expériences en tant que monteur professionnel m’ont offert l’occasion de me pencher en profondeur sur les modes d’expression plastique des images. À ce titre, j’ai présenté un essai intitulé « Les Métamorphoses » dans lequel j’explore les rapports ténus entre sexualités contemporaines et productions d’images à travers le monde. Depuis, je mène aussi en parallèle des recherches autour de la beauté du monstrueux (Yanartaş); et sur l’esthétique de l’usure (Sabi).

Je navigue ensuite entre plateaux de tournages et univers de la post-production. La pratique mixte des techniques analogiques et numériques m’amène à diriger la restauration de deux films de Nicolas Philibert : La Moindre des Choses (1996) et Le Pays des Sourds (1993) au sein des Machineurs à Paris. Je collabore ensuite avec Dominique Cabrera en tant qu’étalonneur numérique spécialisé dans les textures d’images pour Chroniques d’une Banlieue Ordinaire (1992) et J’ai droit à la parole (1981). Enfin le parfumeur Serge Lutens me confie la restauration et l’étalonnage de son film Les Stars (1974), produit à l’époque pour Christian Dior.

Dès lors, j’interviens sur la post-production de divers projets. Du court au long métrage (Maman(s), Un Volcan, Les Éléphants Perdus); du reportage au documentaire (Rohyngias, Les Bleus 2018 : l’épopée russe); du clip aux concerts (How Strange Is The Man, Bad Bad Not Good at Singapore Jazz Festival), de la publicité à la création de mode (Garnier, Dior, Tom Ford).

J’interviens en même temps en tant que formateur professionnel en France et en Europe. J’ai notamment enseigné au sein de l’École Supérieure des Métiers de l’Image de Bordeaux et de Créa Genève, et donne des ateliers et des masterclasses en Europe. J’y enseigne le montage et l’étalonnage, d’un point de vue opératoire et narratologique, tout en mettant l’accent sur les modes d’expression plastiques des images. Je met ainsi un point d’honneur à remettre la technologie au service de la narration et de la création. Une démarche que je défends aussi au travers de diverses tables rondes, publications sur sites spécialisés (notamment Les Numériques), et sur mon blog technique. J’offre sur ce dernier de nombreuses ressources, cours, et défis pour tout ceux qui souhaitent se lancer dans l’étalonnage numérique.

Depuis janvier 2018, je me suis engagé à reverser la totalité des revenus générés par le blog à l’association Partage à laquelle j’appartiens en tant que bénévole. Ces capitaux pourvoiront aux besoins fondamentaux d’une petite fille au Cambodge. Une démarche qui rejoint un autre engagement auprès de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et de HeForShe.

RECHERCHES EN ÉDUCATION

C’est ce même engagement qui me pousse à entamer en 2020 un Master des Métiers de l’Éducation, l’Enseignement et la Formation à l’Université de Bordeaux en intégrant le parcours Documentation, Sciences de l’Information et de la Communication pour m’engager activement pour l’éducation et l’égalité des chances.

Mon mémoire de recherche soutenu en 2022 est intitulé « Exposer son travail pour habiter les espaces scolaires : les élèves entre recherche d’espaces d’expression et expériences de l’impermanence« . En puisant dans les lectures de John Dewey, Tim Ingold, Bruno Latour, Gaston Bachelard, mes recherches tendent aujourd’hui à identifier les leviers pratiques pour une éducation holistique à l’environnement, afin que les adolescents se saisissent avec nous des grands enjeux actuels : lutte contre le déterminisme, les discriminations et pour l’égalité des personnes, appréhension des questions socialement vives et climatiques… Je travaille avec les élèves sur les constructions culturelles, l’apprivoisement de la multiplicité et l’expression personnelle ; ce afin qu’ils puissent aborder avec sérénité et citoyenneté un monde bouleversé, ardent et incertain.

J’ai rejoint l’académie de Versailles en tant que professeur certifié de documentation, animateur de bassin professionnel et référent culture. Mes missions combinent la pédagogie info-documentaire, l’éducation aux médias et l’information, les actions pour une ouverture culturelle et l’égalité durable. Je focalise mon regard sur les différences d’accès à l’information et à l’éducation, particulièrement au regard de l’origine des individus. J’articule aussi les rapports entre documents physiques et les productions dématérialisées, et y poursuis une analyse de l’esthétique de l’usure, vu au travers de la psychologie cognitive (Jamais)

LES NOUVELLES EXPLORATIONS

J’envisage le monde comme une accumulation de récits. Prendre le temps de partir à la rencontre de l’altérité, et échanger pour lutter contre le repli intime sont donc au cœur de mes pratiques, alors que la consommation et l’instantanéité s’imposent comme modèles de communication. Je suis donc souvent ailleurs à la recherche de nouvelles expériences. Vous me verrez donc embarquer régulièrement sur un voilier pour affronter les vagues des mers du monde et tester les voyages décarbonés, ou arpenter les montagnes et les forêts, un sac sur le dos. C’est dans ces moments satellites que je collecte des récits, des idées, sur des carnets qui s’entassent.

Cet espace numérique restitue quelques uns de ces moments d’échange et de création. Vous y trouverez, je crois, un aperçu complet de ces trajectoires.